La Marseillaise !

 

La Marseillaise !

 
L’hymne national de la France est depuis 1795, « La Marseillaise » !
Mais d’où vient cet hymne ?
Pourquoi s’appelle-t-elle « La Marseillaise » ?
 
Replongeons-nous dans le passé, le 20 avril 1792, la France qui est en pleine révolution contre la monarchie (1789-1799), va déclarer la guerre au Roi de Bohême et de Hongrie…
 
Une garnison de génie est basée à Strasbourg, le Maire de la ville est Frédéric de Dietrich, il va demander au capitaine de cette garnison, Claude Joseph Rouget de Lisle, d’écrire un chant de guerre pour l’armée du Rhin, lors d’une réception organisée par la municipalité en l’honneur des officiers de cette garnison le 25 avril 1792…
 

« Monsieur de Lisle, faites-nous quelque beau chant pour ce peuple soldat qui surgit de toutes parts à l'appel de la patrie en danger et vous aurez bien mérité de la nation » !

 
Car depuis son tout jeune âge « Claude Joseph Rouget de Lisle », est passionné de musique, et voilà comment, va naitre, ce qui deviendra plus tard l’Hymne national de la France…
 
Mais que vient faire Marseille là-dedans ?
 
Le Docteur François Mireur, va avoir d’une manière que l’on ne connaît pas vraiment le texte de ce chant de guerre entre les mains !
Participant à l’action du Club des amis de la Constitution de Montpellier, puis inscrit sur la liste des volontaires du bataillon de l’Hérault, il va partir pour Marseille…
 
Le 21 juin 1792, lui et son unité vont retrouver les amis de la constitution de Marseille, qui organiseront un banquet en leurs honneurs, au 25 de la rue Thubaneau !
Dans une salle qui est en fait un ancien théâtre, transformé en locaux pour le Club des amis de la Constitution de Marseille…
 
François Mireur va interpréter à la fin d’un discours, ce chant de guerre de l’armée du Rhin…
Toute la salle va reprendre en cœur ce chant !
 
Des journalistes de la presse écrite marseillaise vont demander une copie de ce chant et le publieront dès le lendemain à la une de leurs quotidiens…
 
Les Marseillais vont partir pour Paris, tout le long de la route ils interprèteront ce chant, en traversant les villes et les villages, puis ils rentreront dans Paris au mois de juillet 1792, drapeaux en mains et sabres dirigeaient vers le ciel en interprètent « Aux armes citoyens »…
 
Le peuple de France qu’il croise a la chair de poule, et comme une trainée de poudre les Français vont s’approprier ce chant de guerre, on veut à tout prix ce texte, dans les théâtres, places publiques, même au Palais Royal, le peuple le reprend en cœur…
 
Mais il va bien falloir donner un nom à ce chant !
Tout naturellement le nom de « Hymne des Marseillais », va être adopté par le peuple, puis il sera transformé en chant révolutionnaire pour tous les pays sous le nom de « La Marseillaise »...
 
Ce chant sera entonné dans toutes fêtes, spectacles, on l’interprètera à la tribune de la convention nationale…
 
Il sera même ajouté un septième couplet, ce couplet serait l’œuvre de l’abbé Pessonneaux, ou de Louis Dubois, mais cela n’a pas été vraiment définis, on lui donnera le nom de « couplet des enfants »…
 
La convention nationale décrète le 14 juillet 1795, « La Marseillaise » comme hymne national de la République Française…
 
En 1800 sous l’Empire, elle sera déclarée trop Jacobine, et donc interdite, mais elle restera l’hymne du peuple qui l’interprètera sur les barricades lors d’émeutes ou de révoltes…
 
En fait, c’est en 1879 sous la troisième république que « La Marseillaise » fera son retour, le 14 février 1879 exactement…
 
- En 1880, la chambre des députés, décide de fusionner le jour anniversaire de la prise de la Bastille (14 juillet 1789), et la fête de la Fédération (14 juillet 1790) en fête nationale…
 

- En 1887, Une version officielle de « La Marseillaise » est adoptée...

 
Le 8 février 2010 - Le conseil municipal de Marseille a adopté la création d’un musée mémorial, en l’honneur de notre hymne national "la Marseillaise" au 25 rue Thubaneau, lieu de départ du chant…
 

Voilà une raison supplémentaire pourquoi nous sommes fiers d’être Marseillais ! Marseille, 2600 ans d'histoires ! Marseille, la plus vieille ville de France !

 

Les paroles officielles, et une des nombreuses interprétations de la Marseillaise en audio.

 

Le couplet 1 :

Allons ! Enfants de la Patrie !
Le jour de gloire est arrivé !
Contre nous de la tyrannie,
L'étendard sanglant est levé ! (Bis)
Entendez-vous dans les campagnes
Mugir ces féroces soldats ?
Ils viennent jusque dans vos bras
Égorger vos fils, vos compagnes.

 

Aux armes, citoyens !
Formez vos bataillons !
Marchez, marchez !
Qu'un sang impur...
Abreuve nos sillons !

 

Aux armes, citoyens !
Formez vos bataillons !
Marchons, marchons !
Qu'un sang impur...
Abreuve nos sillons !

 

Le couplet 2 :

Que veut cette horde d'esclaves,
De traîtres, de rois conjurés ?
Pour qui ces ignobles entraves,
Ces fers dès longtemps préparés ? (Bis)
Français ! Pour nous, ah ! Quel outrage !
Quels transports il doit exciter ;
C'est nous qu'on ose méditer
De rendre à l'antique esclavage !

 

Aux armes, citoyens !
Formez vos bataillons !
Marchez, marchez !
Qu'un sang impur...
Abreuve nos sillons !

 

Aux armes, citoyens !
Formez vos bataillons !
Marchons, marchons !
Qu'un sang impur...
Abreuve nos sillons !

 

Le couplet 3 :

Quoi ! Des cohortes étrangères
Feraient la loi dans nos foyers !
Quoi ! Des phalanges mercenaires
Terrasseraient nos fiers guerriers ! (Bis)
Dieu ! Nos mains seraient enchaînées !
Nos fronts sous le joug se ploieraient !
De vils despotes deviendraient
Les maîtres de nos destinées !

 

Aux armes, citoyens !
Formez vos bataillons !
Marchez, marchez !
Qu'un sang impur...
Abreuve nos sillons !

 

Aux armes, citoyens !
Formez vos bataillons !
Marchons, marchons !
Qu'un sang impur...
Abreuve nos sillons !

 

Le couplet 4 :

Tremblez, tyrans et vous, perfides,
L'opprobre de tous les partis !
Tremblez ! Vos projets parricides
Vont enfin recevoir leur prix. (Bis)
Tout est soldat pour vous combattre.
S'ils tombent, nos jeunes héros,
La terre en produira de nouveaux
Contre vous tout prêt à se battre.

 

Aux armes, citoyens !
Formez vos bataillons !
Marchez, marchez !
Qu'un sang impur...
Abreuve nos sillons !

 

Aux armes, citoyens !
Formez vos bataillons !
Marchons, marchons !
Qu'un sang impur...
Abreuve nos sillons !

 

Le couplet 5 :

Français, en guerriers magnanimes
Portons ou retenons nos coups !
Épargnons ces tristes victimes,
A regret, s'armant contre nous ! (Bis)
Mais ce despote sanguinaire !
Mais ces complices de Bouillé !
Tous ces tigres qui, sans pitié,
Déchirent le sein de leur mère !

 

Aux armes, citoyens !
Formez vos bataillons !
Marchez, marchez !
Qu'un sang impur...
Abreuve nos sillons !

 

Aux armes, citoyens !
Formez vos bataillons !
Marchons, marchons !
Qu'un sang impur...
Abreuve nos sillons !

 

Le couplet 6 :

Amour sacré de la Patrie
Conduis, soutiens nos bras vengeurs !
Liberté ! Liberté chérie,
Combats avec tes défenseurs ! (Bis)
Sous nos drapeaux que la Victoire
Accoure à tes mâles accents !
Que tes ennemis expirants
Voient ton triomphe et notre gloire !

 

Aux armes, citoyens !
Formez vos bataillons !
Marchez, marchez !
Qu'un sang impur...
Abreuve nos sillons !

 

Aux armes, citoyens !
Formez vos bataillons !
Marchons, marchons !
Qu'un sang impur...
Abreuve nos sillons !

 

Le couplet 7, dit "couplet des Enfants" !

Nous entrerons dans la carrière,
Quand nos aînés n'y seront plus ;
Nous y trouverons leur poussière
Et la trace de leurs vertus. (Bis)
Bien moins jaloux de leur survivre
Que de partager leur cercueil
Nous aurons le sublime orgueil
De les venger ou de les suivre.
Aux armes, citoyens ! Etc.
Enfants, que l'Honneur, la Patrie
Fassent l'objet de tous nos vœux !
Ayons toujours l'âme nourrie
Des feux qu'ils inspirent tous deux. (Bis)
Soyons unis ! Tout est possible ;
Nos vils ennemis tomberont,
Alors les Français cesseront
De chanter ce refrain terrible :

 

Aux armes, citoyens !
Formez vos bataillons !
Marchez, marchez !
Qu'un sang impur...
Abreuve nos sillons !

 

Aux armes, citoyens !
Formez vos bataillons !
Marchons, marchons !
Qu'un sang impur...
Abreuve nos sillons !

 

Dans les interprétations musicales en général, deux où trois couplets sont utilisés, en fonction de l'évènement où l'on joue la Marseillaise, dans cette version les couplets 1, 6 et 4 sont utilisés dans cet ordre...

 

 

 

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Texte Marc MANNELLA - Les informations collectées pour la rédaction de ce texte, et les paroles de "La Marseillaise", proviennent du site de l'Assemblée nationale -
 

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