À travers le monde, depuis des siècles...

...Les Marseillais de Cœur !

Ils ne sont pas Marseillais de naissance, mais ils ont toujours aimé leur ville d’adoption…

Gaston Defferre Yves Montand Jacqueline Pagnol Marcel Pagnol Raimu Eric Di Méco Orane Demazis Edmonde Charles-Roux
 

ALLIBERT  Henri, né en 1889 à Carpentras, décède à Marseille (Bouches-du-Rhône) en 1951 :

Auteur, interprète.

En 1904 la famille Allibert s'installe à Avignon, le petit Henri va chanter le répertoire de Mayol dans les cafés de la région... En 1908, il monte à Paris et se produit dans les cafés concerts de la capitale, puis des tournées dans toute la France, jusqu'à Marseille et l'Alcazar... 1914/1917 il partira au front pour la Grande Guerre, à son retour il reprend ses tournées et se produit dans des revues... En 1920, il crée « Jazz Band partout »... Il passera par toutes les grandes salles de France, « l'Olympia, les Folies Bergère, l'Alcazar, le Théâtre de l'empire »... En 1932, il crée « La revue marseillaise », ou il interprètera « La chanson du Cabanon », écrite par Andrée Turcy en 1919... Avec Vincent Scotto (son beau-père) et René Sarvil, ils vont écrire des opérettes marseillaises comme ; Trois de la Marine avec le titre « A Toulon », Arènes joyeuses avec le titre, « Adieu Venise Provençal », Un de la Canebière avec des titres comme, « le plus beau tango du monde, un petit cabanon, Cane Cane Canebière »... Il décède à l'âge de 62 ans, à Marseille...

 

AMBROGIANI Pierre, né le 16 janvier 1906 à Ajaccio (Corse),  décède à Allauch (Bouches-du-Rhône) 23 septembre 1985 :

Peintre français.

Il commence à travailler très jeune (13 ans) au bureau de poste Colbert dans le centre de Marseille... Ami de Marcel Pagnol et Jean Giono... Il participe à de nombreuses expositions, les plus prestigieuses : Paris 1946, New York 1947... Il reçut ; le grand prix des peintres témoins de leur temps en 1967, Prix du Gemmail « peintre de lumière » en 1968, Prix international à Menton en 1951... Il travailla toute sa vie à Marseille...

Site web : http://pierre.ambrogiani.free.fr/

 

ASSIER Serge, né le 1er juillet 1946 à Cavaillon (Vaucluse) :

Photographe autodidacte.

Il démarre très jeune dans le monde du travail ; À 14 ans il est berger, à 16 ans apprenti mécanicien, à 21 il est chauffeur de taxi la nuit et photographe par passion le jour, à 28 ans il se lance dans sa passion la photographie et travaille pour ; L'agence Gamma, Le Provençal, VSD, et 12 autres correspondances... Aujourd'hui, il est reporter photographe pour le journal La Provence (ancien Le Provençal)... Ce passionné de photo a couvert le Festival de Cannes et tout le monde du show-biz, pendant 20 ans... Il excelle aussi dans l'urgence, le social et le fait divers... Il a créé à ce jour 17 expositions... Son ambition est de laisser une trace de sa vision des évènements...

Site web : http://www.sergeassier.com/

 

CASSIEN Jean, né entre 360 et 365 en Scythie (zone partagée entre la Roumanie et la Bulgarie), décède entre 433 et 458 à Marseille :

Moine, fondateur de l'Abbaye de Saint-Victor, adepte du semi-pélagianisme.

Le lieu de sa naissance reste flou, pour certains en « Scythie » zone partagée entre la Roumanie et la Bulgarie, d'autres personnes disent, dans le désert de « Scété » proche du delta du Nil, ou encore en Provence... Entre 385 et 390, on le retrouve dans le monastère de Bethléem... En 403, il est ordonné Diacre et reçoit les enseignements de Saint-Jean Crysostome, à Constantinople... En 414, il fonde deux monastères à Marseille, Saint-Victor pour les hommes, et Saint-Sauveur pour les femmes... L'évêque de l'époque Proculus donne l'autorisation pour la construction du monastère de Saint-Victor près de la grotte où étaient enterrées les reliques de Saint-Lazare et Saint-Victor... Deux églises seront aussi construites, une dédiée à Saint-Pierre et Saint-Paul et l'autre à Saint-Jean-Baptiste, d'après certaines sources 5 000 moines y vivaient... La date de sa mort diverge entre 433 et 458...

 

CHARLES-ROUX Edmonde, née le 17 avril 1920 à Neuilly-sur-Seine (Hauts-de-Seine) :

Écrivain français.

Fille de François Charles-Roux, qui était ambassadeur de France... Elle a une vingtaine d'années quand éclate la guerre 39/40, elle s'engage comme infirmière volontaire dans le 11e régiment étranger d'infanterie de la Légion étrangère... Après avoir était blessée à Verdun, elle s'engage dans la résistance... Après le débarquement en Provence, elle rejoint la 5e division blindée toujours comme infirmière, et assistante sociale-divisionnaire... Elle a été décorée de la croix de guerre, en 1945 elle est faite chevalier de la Légion d'honneur, décorée de la Vivandière d'honneur du régiment de marche de la Légion étrangère... À la libération elle rentre comme courriériste, au journal Vogue, puis devient rédactrice en chef... Elle y reste 16 ans, une polémique va la faire quitter le journal Vogue, pour avoir voulu imposer une femme de couleur en couverture du journal... Passionnée d'écriture elle reçoit le prix Goncourt en 1966 pour son livre « Oublier Palerme », en 1989 Francesco Rosi l'adapte au cinéma sous le même nom... Elle écrit plusieurs ballets pour Roland Petit « Le Guépard et Nana »... Elle épouse le Maire de Marseille Gaston Defferre en 1973... Elle publie des récits photo, sur Coco Chanel en 2004, et sur son mari Gaston Defferre...

 

DEFFERRE Gaston, né le 14 septembre 1910 à Marsillargues (Hérault), décède à Marseille (Bouches-du-Rhône) le 7 mai 1986 :

Homme politique et Maire de Marseille.

De son vrai nom « Gaston Paul Charles DEFFERRE »... En 1931, il devient avocat à Marseille après des études de droit... La même année, il prend la carte du parti socialiste... La guerre éclate et il rentre dans la résistance, et fera partie du réseau « Brutus »... En 1944 il devient le premier Maire de Marseille, après la longue période de mise sous tutelle de la ville en 1939, après l'incendie du magasin des Nouvelles Galeries, et la destitution du Maire de l'époque Henri Tasso... En 1946, il perd les élections au profit de Marcel Renault, puis sera réélu à la tête de la municipalité en 1953, pour un long mandat de 33 ans... 1956/57, il participe avec Pierre Mesmer à la décolonisation de l'Afrique noire, comme ministre de Guy Mollet... Il fut plusieurs fois ministre dans divers gouvernements, le plus gros poste de ministre lui sera donné par Pierre Mauroy le 22 mai 1981, « Ministre d'État, de l'Intérieur et de la décentralisation »... Son dernier gros mandat national lui sera donné par Laurent Fabius, comme « Ministre d'État chargé de l'aménagement du territoire », du 17 juillet 1984 au 20 mars 1986... Il restera aussi le Maire de Marseille qui construisit la première ligne de Métro, dans une ville de province hors Paris... Il était aussi le patron des deux grands quotidiens Marseillais, « Le Provençal » journal de gauche, et « Le Méridional » journal de droite, devenue après la fusion des deux quotidiens en 1997 « La Provence ». La ville de Marseille avait (et à toujours) un troisième journal « La Marseillaise », tendance communiste... Gaston Defferre est décédé le 7 mai 1986 à l'Hôpital de la Timone à Marseille dans le service du Professeur « Robert Paul Vigouroux », après une chute dans ses escaliers, causée par une syncope... Le Professeur Robert Paul Vigouroux, qui sera élu quelques semaines plus tard Maire de Marseille...

 

DEMAZIS Orane, née le 18 septembre 1904 à Oran (Algérie), décédée à Boulogne-Billancourt (Hauts-de-Seine) le 25 décembre 1991 :

Actrice française.

De son vrai nom « Henriette Marie-Louise Burgart »... Cette actrice originaire d'Alsace née en Algérie, dont son nom de scène provient de sa ville de naissance « Oran » et d'une localité « Mazis » proche d’Oran... En 1919, elle rentre au conservatoire dans la classe de « Denis d'Inès »... Pendant sa période au conservatoire elle va jouer dans des petits rôles « Contes d'avril » d'Auguste Dorchain... 1922, elle reçoit un accessit de comédie... Elle rentre au théâtre de l'atelier, ou elle joue dans des spectacles comme, « Carmosine » de Musset, « l'Occasion » de Mérimée ou encore « Voulez vous jouer avec moâ » de Marcel Achard... La rencontre Orane Demazis/Marcel Pagnol se fera en 1923, il lancera sa carrière, d'abord au théâtre pour jouer dans « Phaéton », qui fut renommé « Jazz », et puis au cinéma dans la trilogie « Marius, Fanny et César »... Il la fera tourner dans d'autres films comme, « Angèle, Regain, le Schpountz »... Leur liaison donnera naissance à « Jean Pierre Pagnol » en 1933... Orane Demazis tournera d'autres films comme, « Les Misérables » de Raymond Bernard en 1934, « Le feu de paille » de Jean Benoit-Lévy en 1939, ou plus près de nous, « Souvenir d'en France » d'André Téchiné en 1975...

Site web : http://orane.demazis.free.fr/

 

DI MECO Éric, né le 7 septembre 1963 à Avignon (Vaucluse) :

Footballeur professionnel.

À 17 ans, il évolue au centre de formation de l'Olympique de Marseille, et joue avec la réserve en 3e division (CFA)... En avril 1981 alors qu'il a tout juste 18 ans, l'O.M est placé en liquidation judiciaire, le personnel administratif, le staff technique, les dirigeants et les joueurs sont licenciés... Jean Sadoul Président de la ligue de football professionnel se refuse à voir disparaitre ce club mythique, il met en place une structure provisoire pour terminer la saison, avec l'aide du Maire de l'époque Gaston Defferre, et font appel aux jeunes du centre de formation pour jouer les six derniers matchs... Éric Di Méco fait partie de cette équipe que l'on nommera « les minots », ils ne perdront aucun des six matchs et sauveront l'O.M... Saison 1988/89 Eric revient à l'O.M, après deux saisons passées à Nancy et à Martigues, il évolue au poste d'ailier gauche, mais recule au poste d'arrière gauche sous la direction de Michel Hidalgo qui est le directeur sportif de l'O.M sous l'ère de Bernard Tapie... Il deviendra un des meilleurs à ce poste au niveau européen, il sera sélectionné à six reprises par Michel Platini en équipe de France... Champion de France avec l'O.M en, 1989, 90, 91, 92, 93, il gagne aussi la coupe de France avec l'O.M en 1989, finaliste de la Ligue des Champions en 1991, vainqueur de la Ligue des Champions en 1993 toujours avec l'O.M... En 1997 il gagnera un nouveau titre de champion de France avec l'A.S.Monaco... Divers : Conseiller municipal UMP du Maire de Marseille Jean Claude Gaudin, consultant et chroniqueur sur RMC infos et 100 % foot sur M6...

 

DIOUF Pape, né le 18 décembre 1951 à Abéché (Tchad) :

Journaliste, agent de joueurs, président de l'Olympique de Marseille.

De son vrai nom « Mababa Diouf », cet homme d'origine sénégalaise qui est arrivé en 1969 à l'âge de 18 ans à Marseille, avec le conseil de son père de le voir devenir militaire de carrière comme lui... Mais le jeune Mababa souhaite faire des études, il s'inscrit à l'institut d'études politiques d'Aix en Provence, mais doit faire des petits boulots pour vivre (Maçon, éboueur, coursier), puis est embauché aux PTT (La Poste)... Ensuite grâce à un copain, il rentre comme pigiste au journal « La Marseillaise », passionné de football, on va lui confier le poste de journaliste sportif, il s'occupera en particulier de la rubrique football et surtout de l'O.M... Il restera douze ans à la Marseillaise, puis rentrera au journal national « Le sport » sous la direction de Xavier Couture... Après le dépôt de bilan du journal Le sport, il se lance dans l'organisation de jubilés pour les joueurs africains comme, « Eusébio, Boubacar et Roger Milla »... Au contact de ces stars du ballon rond, il va vouloir les aider et les conseiller, et va devenir « Agent de joueurs », il va s'occuper entre autres de, « Basile Boli, Bernard Lama, Marcel Desailly, Joseph Antoine Bell, Grégory Coupet, Samir Nasri, et  bien d'autres »... En 2004 sous la présidence de Christophe Bouchet mis en place par Robert Louis Dreyfus, il rentre à l'O.M comme Manager général... Quelques mois plus tard, Christophe Bouchet est remercié, et le directoire du club décide de confier la présidence de l'OM à Pape Diouf...

 

EMON Albert, né le 24 juin 1953 à Berre l'Étang (Bouches-du-Rhône) :

Footballeur professionnel au poste d'attaquant, entraineur.

Albert Emon rejoint le centre de formation de l'Olympique de Marseille en 1968 alors qu'il n'a que 15 ans... Il jouera avec les « Bonnel, Magnusson et Skoblar » dans la grande équipe des années 1970, il sera champion de France en 1972, il gagnera deux fois la coupe de France en 1972 et 1976 avec l'O.M... En 1977, il est transféré au Stade de Reims, puis en 1978 il rejoint l'A.S.Monaco et gagne une nouvelle coupe de France... En 1981, il part pour l'Olympique Lyonnais ou il joue jusqu'en 1983, puis nouveau transfert vers le Sporting Toulon Var jusqu'en 1986, il terminera sa carrière à l'A.S.Cannes de 1986 à 1988... Il fut sélectionné à huit reprises en équipe de France... En 1991, il devient entraineur, son premier club l'O.G.C.Nice de 1991 à 1996, court passage au Sporting de Toulon Var en 1997... En 2001, il revient dans le club de son cœur l'Olympique de Marseille, ou il alterne le centre de formation et l'équipe fanion...

 

ESPERANDIEU Henri-Jacques, né le 22 février 1829 à Nîmes (Gard), décède à Marseille (Bouches-du-Rhône) le 11 novembre 1874 :

Architecte.

Issu d'une famille modeste protestante, il fait ses études à l'école mutuelle protestante de Nîmes... À l'âge de 11 ans, il rentre au collège royal de Nîmes grâce à l'obtention d'une bourse... Il se découvre une passion pour les mathématiques et surtout pour le dessin, cette passion va s'accentuer quand il va voir proche de son domicile, la construction par l'architecte Charles-Auguste Questel, de l'église Saint-Paul de Nîmes... En 1845 il rentre à l'atelier de Léon Vaudoyer (architecte) à Paris, un an après, il sort premier de l'école des Beaux-Arts de Paris... Charles-Auguste Questel va l'embaucher en 1850 dans son agence, où il participera aux finitions de « l'église Saint-Paul » de Nîmes, il participera aussi à des travaux effectués au « Château de Versailles »... Mais il va aussi travailler pour Léon Vaudoyer qui est chargé de la construction de la « Cathédrale de la Major » à Marseille, Léon Vaudoyer va lui confier le rôle de représentant sur place, et par la suite il deviendra inspecteur des travaux... À Marseille, où il va s'installer, il construira aussi, « la basilique de Notre Dame de la Garde (1853) », « la Vierge dorée (1857) à l'angle du boulevard Voltaire et de la rue des Héros, proche de la gare Saint-Charles », « le Palais Longchamp (1862) », « le Palais des arts (1864) » à la place Auguste et François Carli... À l'âge de 45 ans, il contracte une fluxion de la poitrine dont il ne s’en remettra pas, il décède le 11 novembre 1874 à Marseille...

 

GUERINI Jean-Noël, né le 1er janvier 1951 à Calanzana (Corse) :

Homme politique.

Originaire de la Corse, il arrive à Marseille avec ses parents en 1956... La famille Guérini s'installe dans le quartier du Panier où il passera toute son enfance... À 26 ans, il s'inscrit sur les listes de Gaston Defferre (PS), il devient conseiller municipal en 1977... En 1982, il est élu conseiller général « canton de Marseille Grand Carmes »... il devient Président du Conseil Général des Bouches-du-Rhône et Sénateur des Bouches-du-Rhône en 1998... Conseiller municipal à la ville de Marseille, il fait campagne pour devenir Maire de Marseille contre Jean Claude Gaudin (UMP), mais perd le 3e secteur (4e et 5e arrondissement) aux élections municipales de Marseille du 9 mars 2008 au profit de Renaud Muselier (UMP)... Il fera campagne pour la candidature de Ségolène Royal (PS) aux élections présidentielles de 2007, contre Nicolas Sarkozy (UMP)...

 

HENRY Edmond, né en 1910, décède en 1972 :

Chirurgien.

Je n'ai pratiquement trouvé aucun élément sur la vie de ce grand chirurgien, qui effectua la première transplantation cardiaque en France sur un patient, qui a détenu pendant plusieurs années le record de longévité « 6 738 jours »... Ce patient était Marseillais il se nommait « Emannuel Vitria », il fut opéré par l'équipe du Professeur Edmond Henry le 27 novembre 1968 et il décèdera le 11 mai 1987, quinze ans après celui qui lui sauva la vie... L'opération s'est effectuée à la clinique Cantini de Marseille, dans le service du Professeur Jouve...

 

HIDALGO Michel, né le 22 mars 1933 à Leffrinckoucke (Nord) :

Joueur de football et entraineur de football.

Michel Hidalgo, l'homme qui donna le premier titre international à l'équipe de France de Football en 1984 en remportant la Coupe d'Europe des Nations... Et qui deux ans plus tard à la demande de Bernard Tapie, il arrive à l'Olympique de Marseille, pour ne plus quitter cette région, cette ville et ce club qu'il adore... Mais d'abord Michel Hidalgo, grandi en Normandie où son papa s'est installé pour des raisons professionnelles, il gagne son premier titre avec l'U.S.Normande en 1952 alors qu'il est junior, puis rejoint l'équipe de l'A.C.Havre pour deux saisons... 1954 il signe au Stade de Reims avec qui il sera Champion de France (1955), et participera à la finale de la Coupe d'Europe des Clubs Champions (Ligue des Champions), contre le Réal de Madrid en 1956... Transféré à l'A.S.Monaco où il gagnera deux titres de Champion de France (1961 et 1963), et deux Coupes de France (1960 et 1963)... Le 27 mars 1976, il devient sélectionneur de l'équipe de France, il donnera une impulsion nouvelle qui mènera la France en demi-finale de la fameuse Coupe du Monde de 1982 en Espagne, où la France fut éliminée aux tirs au but contre l'Allemagne de l'Ouest (RFA) à Séville... 1984 la France organise la Coupe d'Europe des Nations qu'elle gagne avec Michel Hidalgo à sa tête... 1986 il rejoint l'O.M comme manager général il gagnera trois titres « 1989, 1990, 1991 » et une Coupe de France « 1989 »... Aujourd'hui il vit à Marseille où il est consultant pour la chaine de télévision OMtv...

 

KAKOU Élie, né le 12 janvier 1960 à Nabeul (Tunisie), décède le 10 juin 1999 à Paris (Île-de-France) :

Humoriste et Acteur.

Sous les traits de « Madame Sarfati », il restera, pour toujours... Originaire d'une famille juive tunisienne. Le jeune Élie démarre sa carrière artistique avec un diplôme de prothésiste en poche, d'abord au Club Méd, puis à la Payotte, un cabaret marseillais, où il fera un spectacle amateur de Cacous (ou Kakou) marseillais, le public en redemande en criant « Ka-Kou, Ka-Kou », voilà son nom de scène est trouvé... Sa première émission il la fera chez l'animateur Arthur « Les enfants de la télé » sur TF1 début des années 1990, puis « La classe » l'émission de Frabrice sur FR3 (France 3)... Il se lance dans le One-man-show, où il fera divers personnages de sa création, « Mme Sarfati, l'attachée de presse, la fée, Fortunée Sarfati, Mongola, les professeurs » et bien d'autres... Au cinéma, il démarre sur les chapeaux de roue avec « La vérité si je mens, en avril 1997 », puis « Les kidnappeurs » en décembre 1998, puis deux films qu'il ne verra pas, « Prison à domicile » sortit la vielle de sa mort le 9 juin 1999, et « Monsieur Naphtali » sortit le 11 août 1999... Élie Kakou s'est éteint le 10 juin 1999, suite à un cancer du poumon...

 

 

LOUIS-DREYFUS Robert, le 14 juin 1946 à Paris, décède le 4 juillet 2009 à Zurich (Suisse) :

Homme d'affaires et actionnaire principal de l'Olympique de Marseille.

Au XIXe siècle, les Louis-Dreyfus sont une riche famille française de l'agroalimentaire... Robert est l'héritier de cette famille et va la placer au 5e rang des fortunes françaises... Financier et homme d'affaires intransigeant, il se lancera dans diverses activités, Compagnie maritime, téléphonie (Neuf Télécom), énergie (Direct énergie), agence de publicité (Saatchi & Saatchi), sport avec le rachat en décembre 1996 (À la demande du Maire de Marseille Jean Claude Gaudin), de l'Olympique de Marseille, ... Pour cet homme qui avouera n'avoir jamais eu son BAC (il a quand même eu un diplôme de l'école des dirigeants et créateurs d'entreprises et un MBA de la Harvard Business School), sa réussite professionnelle sera fulgurante, la seule chose qu'il n'aura jamais décroché « Un titre avec son club de football l'Olympique de Marseille »... En 13 années de présence à la tête du club marseillais, il aura investi plus de 200 millions d'euros... Il laisse à ses héritiers (sa femme et ses 3 enfants) une fortune de 10 milliards d'euros, le Groupe Louis-Dreyfus et environ 10 mille salariés... En 1995 il prend la nationalité suisse... Il décède, à 16 h 30 le 4 juillet 2009 à l'hôpital de Zurich (Suisse), d'une longue maladie (Leucémie)...

 

MICHEL Pierre, né le 2 juillet 1943 à Saint-Amand Soult (Tarn), décède le 21 octobre 1981 à Marseille (Bouches-du-Rhône) :

Juge d'instruction.

Le juge Pierre Michel, n'est peut-être pas un amoureux de Marseille, quoique je n'en sais strictement rien ! Mais il était un Juge passionné par son métier, et par le respect de la loi... C'est pour cela qu'il va tout faire pour nettoyer la ville de Marseille, de ces voyous qui donnent dans les années 1970 cette mauvaise image de la ville, car pour la planète entière « Marseille = French Connection »... Il va être le juge qui va mettre en place de nouvelles techniques pour faire tomber les trafiquants d'héroïne et leurs laboratoires clandestins... En sept années passées à Marseille il va démanteler « 6 laboratoires clandestins » et mettre sous les verrous « 70 trafiquants »... Malheureusement, il va être abattu de trois balles de 11.43, tirées par deux hommes à moto, à une centaine de mètres de son domicile au Boulevard Michelet dans le 8e arrondissement de Marseille, le 21 octobre 1981 à 12 h 49...

 

MILHAUD Darius, né le 4 septembre 1892 à Aix-en-Provence (Bouches-du-Rhône), décède le 22 juin 1974 à Genève (Suisse) :

Compositeur français.

La particularité de Darius Milhaud, c'est son lieu de naissance ! Certains articles disent « Marseille », et d'autres « Aix-en-Provence » ! Les deux villes ne sont séparées que d'une trentaine de kilomètres, mais dans le doute je le place au milieu pour ne faire de la peine à personne... D'une famille de musiciens amateur (son père créât quand même « La société musicale d'Aix-en-Provence »). Le petit Darius apprend très jeune le violon et aime aussi composer des musiques, on le dit très doué... En 1909, il rentre au conservatoire de Paris. En 1912, il met en musique des textes de Paul Claudel... Il ne fera pas la guerre 1914/18, car il souffre de rhumatisme, et en profitera pour composer des musiques de scène, entre autres la trilogie d'« Orestie » de Eschyle... Paul Claudel est nommé ministre plénipotentiaire à Rio de Janeiro, et demandera à Darius Mihaud de devenir son secrétaire, Darius va découvrir les musiques sud-américaines, dont il se servira pour plusieurs ballets, « Boeuf sur le toit en 1920, L'homme et son désir en 1921, Danses Saudades do Brasil en 1922 »... Critique musical, chef d'orchestre, il découvre aux États-Unis la musique « Jazz », dont il se servira pour son ballet « La création du monde » en 1923... Darius Milhaud écrira des livrets d'opéra comme « Le pauvre matelot » sur un texte de Jean Cocteau en 1926, ou « Christophe Colomb » de Paul Claudel... En 1971, il rentre à l'académie des beaux-arts... Il décède le 22 juin 1974 à Genève et repose à Aix-en-Provence...

 

MONTAND Yves, né le 13 octobre 1921 à Monsummano Alto en Toscane (Italie), décède 9 novembre 1991 à Senlis (Oise) :

Acteur, chanteur.

De son vrai nom « Ivo Livi », il est issu d'une famille d'ouvriers communistes, il a un frère (Giuliano) et une sœur (Lydia)... En 1922 Benito Mussolini transforme cette région et l'Italie en territoire fasciste, en 1923 la famille « Livi » immigre vers la France, à Marseille plus exactement, où le petit Ivo va passer toute son enfance... Passionné de musique et d'imitation il va débuter à l'âge de 17 ans dans un cabaret Marseillais, il imitera d'ailleurs « Charles Trenet, Fernandel et Maurice Chevalier »... Il se cherche un nom de scène et c'est sa mère qui va involontairement le lui donner. Elle avait l'habitude quand le petit Ivo jouait dans la rue de l'appeler en italien par la fenêtre pour qu'il rentre à la maison, « Ivo ! Monta », et là c'est le flash !! « Ivo Monta » deviendra « Yves Montand »... La guerre éclate et Yves Montand part pour Paris, il se produira dans divers cabarets, puis vient la rencontre avec Édith Piaf qui se produit au Moulin Rouge, ils deviennent amants et Yves Montand va voir sa carrière décollée... 1945, Yves Montand se lance dans le cinéma, il va joué son premier rôle au coté d'Édith Piaf, dans « Étoile sans lumière », puis c'est Marcel Carné qui lui donne un rôle dans « Les portes de la nuit »... 1948, un ami lui fait connaitre « Saint-Paul-de-Vence (Alpes Maritimes) », il en tombe amoureux... En 1949, il y rencontre Jacques Prévert, mais surtout « Simone Signoret ». Elle était à l'époque mariée à Yves Allégret dont elle a eu une fille « Catherine Allégret ». Ils tombent fous amoureux l'un de l'autre, et ils se marient le 22 décembre 1951... En 1952 Yves Montand joue son premier grand rôle au cinéma, avec Charles Vanel dans un film d'Henri-Georges Clouzot « Le salaire de la peur ». Ce film sera récompensé au Festival de Cannes en 1953... En 1954, le couple Montand/Signoret s'installe en Normandie à Autheuil-Authouillet. Cette maison va voir les plus grandes personnalités du monde intellectuel et artistique, « Serge Réggiani, Jean Paul Sartre, Simone de Beauvoir et bien d'autres »... 1956, au moment ou il doit effectuer une tournée en URSS, les chars Russes entrent dans Budapest, il fera son tour de chant à Moscou, mais sera profondément choqué et demandera après un entretien privé avec « Nikita Sergeïevitch Khrouchtchev » dirigeant soviétique de l'époque les raisons de cette invasion... 1959, tournée triomphale aux États-Unis, « New York et Broadway »... 1960 premier film tourné aux États-Unis, « Le Milliardaire » de Georges Cukor ou il a comme partenaire « Marilyn Monroe » avec qui il aura une liaison, cette liaison va mettre un terme avec Simone Signoret sa femme... Les années 1960 verront Yves Montand mettre en parenthèse sa carrière de Chanteur, pour se consacrer totalement au cinéma. Il se lancera aussi « lui l'enfant de parents communistes » dans un combat anticommuniste en 1968, suite au Printemps de Prague... Début des années 1980, il soutient le syndicat polonais « Solidarnosc » de Lech Wałęsa... 1985 alors qu'il tourne en Provence, « Jean de Florette et Manon des sources » sous la direction de Claude Berri d'après l'œuvre de Marcel Pagnol, il apprend la mort de Simone Signoret... À cette époque, Yves Montand vit avec Carole Amiel son assistante qu'il avait recrutée en 1982, elle lui donnera un enfant « Valentin Montand » le 31 décembre 1988, qui sera d'ailleurs son unique enfant... Yves Montand décède le lendemain de la fin du tournage d'IP5, le 9 novembre 1991 à Senlis, après un infarctus du myocarde alors qu'il a 70 ans... Il repose au cimetière du Père Lachaise à Paris...

 

PAGNOL Marcel, né le 28 février 1895 à Aubagne (Bouches-du-Rhône), décède le 18 avril 1974 à Paris (Île-de-France) :

Cinéaste, écrivain, dramaturge.

La jeunesse du petit Marcel, on la retrouve dans les films « La gloire de mon père » et « Le Château de ma mère »... Fils d'instituteur « Joseph Pagnol » et « Augustine Pauline Henriette Lansot » couturière, Marcel avait aussi deux frères et une sœur, « Paul, René et Germaine »... A 18 ans, il a son Bac (Philosophie), rentre à la faculté de lettre d'Aix en Provence, puis il crée avec des copains une revue littéraire « Fortunio », qui deviendra plus tard « Les cahiers du sud », c'est dans cette revue qu'il publiera son premier roman « Le mariage de Peluque »... En 1916, il obtient sa licence des lettres et littératures vivantes (Anglais), il sera même professeur adjoint à Marseille Saint-Charles de 1920 à 1922, ensuite il part enseigner à Paris au Lycée Condorcet... Il écrira quelques pièces de théâtre avec Paul Nivoix, qui ne marcheront pas très bien comme « Jazz » ou « Les marchands de gloire »... En 1923, il rencontre Orane Demazis, et lancera sa carrière d'abord au théâtre dans « Jazz » puis dans la trilogie « Marius, Fanny, César »... Il continu à écrire et va en en 1928 mettre en scène « Topaze », qui aura un franc succès, il écrit aussi pendant ce temps une autre pièce en quatre actes « Marius » qui sera jouée le 9 mars 1929 au théâtre de Paris, avec pour le rôle principal du patron du bar de la marine « Raimu » en César , « Orane Demazis » en Fanny, « Pierre Fresnay » dans le rôle de Marius et « Fernand Charpin » dans celui de Panisse... En 1931, Marcel Pagnol décide d'adapter au cinéma « Marius », avec les mêmes comédiens, le succès du film le décide à écrire la suite, et en octobre 1932 sort dans les salles « Fanny », puis en 1935 c'est au tour de « César ». Ce 3e volet clôture la trilogie que nous connaissons aujourd'hui... En 1945, il épouse Jacqueline Bouvier, qu'il a choisie pour jouer le rôle de Naïs Micoulin dans « Naïs », puis elle joue aussi dans « Topaze » et surtout son plus grand rôle dans « Manon des sources »... 1946, le 4 avril exactement, il rentre à l'Académie française... 1951, il perd son père « Joseph Pagnol »... Il décède à l'âge de 79 ans à Paris, le 18 avril 1974... Le parcours et la vie de Marcel Pagnol sont très riches. Découvrez son très beau site web : www.marcel-pagnol.com ...

 

PAGNOL Jacqueline, née le 6 octobre 1926 à Ribaute-les-Tavernes (Gard) :

Actrice française.

Son nom de jeune fille est Jacqueline Bouvier, elle épouse Marcel Pagnol en 1945... Elle lui donnera deux enfants « Frédéric » en 1946 et « Estelle » en 1951... Elle tournera dans six films de Marcel Pagnol « Naïs » en 1945, « La belle meunière » en 1948, « Le rosier de Madame Husson » en 1950, « Topaze » en 1951, « Manon des sources » et « Ugolin » en 1952... Elle tournera aussi dans quelques films comme, « Adhémar ou le jouet de la fatalité » en 1951, de Fernandel et Sacha Guitry - « Carnaval » en 1953, d'Henri Verneuil - son dernier film en 1956, sous la direction de Jean Boyer « La terreur des dames »...

 

RAIMU, né le 18 décembre 1883 à Toulon (Var), décède 20 septembre 1946 à Neuilly-sur-Seine (Hauts-de-Seine) :

Acteur de cinéma et de théâtre.

De son vrai nom, Jules-Auguste Muraire... Fils d'un papa tapissier, Raimu n'aime pas trop les études, il préfère la comédie qu'il découvre à l'âge de 17 ans, dans les guinguettes et les cafés théâtres de la région provençale comme comique troupier... 1908, Raimu démarre comme souffleur dans des théâtres Marseillais « Alhambra, Alcazar », puis il se lance dans des répertoires de Polin... Repéré par plusieurs directeurs de spectacle. C'est le chansonnier et directeur du « Concert Mayol » à Paris Félix Mayol, qui va le prendre dans sa troupe où il se produit dans les plus grands lieux de la nuit parisienne comme, « Les folies Bergère et la Cigale »... Après avoir été réformé de l'armée en 1915, Sacha Guitry lui donne son premier grand rôle dans une pièce de théâtre « Faisons un rêve »... Mais c'est Marcel Pagnol qui va le révéler au grand public dans le premier volet de sa trilogie en 1929 au théâtre et en 1931 au cinéma « Marius »... Suivront les volets de « Fanny en 1932 et César en 1935 », Marcel Pagnol le fera jouer aussi dans « La femme du boulanger » en 1938, puis « La fille du puisatier » en 1940... Un autre grand film en 1937, « Gribouille » de Marc Allégret, avec la grande Michèle Morgan... Il jouera aussi le rôle du « Colonel Hyacinthe » dans le film de René le Henaff, « Le Colonel Chabert » en 1943... Toujours en 1943, il devient sociétaire à la Comédie-Française, où il joue deux pièces « Le Bourgeois gentilhomme » et « Le malade imaginaire »... Son dernier film est « L'homme au chapeau rond » de Pierre Billon... Au mois de septembre 1946, Raimu a un accident de la route, rien de grave une jambe cassée, mais il doit être opéré. Malheureusement, il ne supportera pas l'anesthésie et décèdera sur la table d'opération le 20 septembre 1946... Marcel Pagnol racontera que quelques jours après le décès de Raimu, un homme est entré dans son bureau et lui dit : « Je voudrais parler à Mr Raimu ! », Marcel Pagnol lui répond « Mr Raimu est décédé il y a un mois !! », l'homme regarde le portrait de Raimu qui se trouve dans le bureau de Marcel Pagnol, et dit « C'était le plus grand acteur du monde ! » Cet homme était « Orson Welles »... Site web : www.musee-raimu.com

 

R.SAADE Jacques, né en 1937 à Beyrouth (Liban) :

Diplômé de la London School of Economics en 1957... En 1958 suite au décès de son père, il reprend l'affaire familiale, mais la guerre du Liban l'oblige à quitter le pays et à s'installer en France, plus exactement à Marseille, en 1978 il crée la Compagnie Maritime d'Affrètement (CMA)... En 1995 la CMA est le premier armateur Français... En 1996, la CMA fusionne avec la CGM « Compagnie Générale maritime », société créée en 1977 d'une première fusion entre « MessMar (Messageries Maritimes) » et la « Transat (Compagnie Générale Transatlantique) »... Aujourd'hui en 2009, le groupe CMA-CGM est le troisième armateur mondial de transport maritime de conteneurs... Une flotte de 400 navires, plus de 400 ports sont desservis par le groupe, 17 000 salariés dans le monde (4 400 en France), présent sur tous les continents avec un nombre impressionnant de 650 agences, un chiffre d'affaires pour l'année 2008 de 15 milliards de dollars... Site web : www.cma-cgm.com/fr/

 

SAINT-LAZARE

D'après l'évangile de Jean, Lazare était un ami de Jésus, et il vivait à Béthanie (Village en terre sainte) avec ses deux sœurs Marthe et Marie... Toujours selon l'évangile de Jean au chapitre 11, Jésus Christ aurait ressuscité Lazare... La tradition occidentale souligne que Lazare et ses deux sœurs se sont embarqués pour la Provence, ils auraient débarqué sur une plage qui aujourd'hui se nomme « Les Saintes-Maries-de-la-Mer » en Camargue (Bouches-du-Rhône), puis ils auraient pris la direction de Marseille, où Lazare fut le premier évêque de la ville... Sa soeur Marie-Madeleine aurait pris elle, la direction du Var, plus exactement à la Sainte-Baume, où elle se retira dans une grotte aujourd'hui célèbre (http://saintebaume.dominicains.com/)... Marthe partie pour Tarascon, où elle vainquit selon la légende « La Tarasque » une sorte de Dragon qui ne sortait que la nuit... Site web : www.tarascon.org/fr/histoire_marthe.php )...

 

VERNEUIL Henri, né le 15 octobre 1920 à Rodosto (Turquie), décède le 11 janvier 2002 à Bagnolet (Seine-Saint-Denis) :

Réalisateur et scénariste de cinéma.

De son vrai nom, « Achod Malakian », il arrive en France plus exactement à Marseille en 1924, avec ses parents qui ont réussi à fuir le génocide arménien... Les parents du jeune Achod vont tout faire pour qu'il fréquente les meilleures écoles de Marseille... À 23 ans, il reçoit son diplôme d'ingénieur des Arts et Métiers à Aix-en-Provence, puis se lance dans le journalisme pour le magazine « Horizon »... Le cinéma l'attire, et il se lance dans la réalisation de films. Le premier sera « Escale au soleil » un court métrage avec Fernandel en 1947... Fernandel, qu'il retrouvera en novembre 1950, avec le premier grand film qu'il réalise « La table aux crevés »... 1959 c'est le premier grand succès, « La vache et le prisonnier » avec toujours Fernandel dans le premier rôle. Ce film est tiré d'une histoire vraie écrite par Jacques Antoine... Henri Verneuil va réaliser un nombre impressionnant de films à succès : « Mélodie en sous-sol, I comme Icare, Un singe en hiver, Le clan des Siciliens, Mille milliards de dollars, Peur sur la ville, Les Morfalous, etc. »... Mais sa plus grande œuvre il la réservera pour ses parents en deux films, « Mayrig » en 1992, et « 588, rue paradis » en 1993, qui raconte l'arrivée d'une famille Arménienne à Marseille (sa famille !!) suite aux évènements des Turcs envers les Arméniens... Henri Verneuil aura travaillé avec les plus grands, « Jean Gabin, Richard Berry, Fernandel, Claudia Cardinal, Yves Montand, Yul Brinner, Alain Delon, Jean Paul Belmondo, Lino Ventura, Omar Sharif, Philippe Noiret, Henry Fonda »... En 1996, il reçoit le César d'honneur pour l'ensemble de sa carrière. En mars 2000, il rentre à l'Académie des beaux-arts... En 1956, il fut nominé pour l'Oscar du meilleur scénario avec le film « Le mouton à cinq pattes » avec Fernandel... En 1980, il fut nominé pour le César du meilleur scénario avec le film « I comme Icare » avec Yves Montand... Henri Verneuil décèdera le 11 janvier 2002 à l'âge de 81 ans à la clinique de Bagnolet, les obsèques auront lieu à l'Église apostolique arménienne de Paris le 17 janvier 2002, devant un parterre de stars du cinéma et de la chanson... Le corps d'Henri Verneuil repose au cimetière Saint-Pierre de Marseille au côté de ses parents...

 

VIGOUROUX Robert Paul, né le 21 mars 1923 à Paris (Île-de-France) :

Professeur en médecine, homme politique, écrivain.

Il fut d'abord un grand neurochirurgien, puis après le décès de Gaston Defferre, le 7 mai 1986 dans son service de l'hôpital de la Timone à Marseille, il devient Maire de Marseille la même année... Il aime aussi l'écriture et sera l'auteur de plusieurs livres tel que : « Un voyageur pour Palerme », « Quelle est ta ville », « Et si je vous disais »... En tant que Maire de Marseille et sénateur du RDSE (Rassemblement démocratique et social européen), il continuera sur la lancer de son prédécesseur Gaston Defferre, à moderniser la ville avec la construction du Palais des sports, le prolongement du métro vers la l'hôpital de la Timone, lancement de la construction de la rocade L2, il sera aussi à la base du projet « Euroméditerranée »... Il a été marié à Maryline Bellieud-Vigouroux qui est à l'origine de la création de « L'espace mode Méditerranée » au bas de la Canebière... En 1995, il perd les élections municipales au profit de Jean Claude Gaudin... La cause de la perte des élections municipales, est peut être dû au fait que les Marseillaises et Marseillais, ne se retrouver pas dans ce Maire, que beaucoup disait froid et distant. Au contraire de Jean Claude Gaudin, le Marseillais pure souche, qui avec sa faconde typiquement Marseillaise, n'hésite pas à aller au contact des gens dans la rue, avec toujours un petit mot, une blague, un sourire, qui fait que même ces opposants politiques aiment l'homme qu'il est...

 

ZANINI Marcel, né en 1923 en Turquie :

Musicien, chanteur.

On connaît la chanson « Tu veux, ou tu veux pas », qui fut un tube dans le début des années 1970... De son vrai nom Marcel « Zannini », avec deux « N. », arrivé en France en 1930 à l'âge de 7 ans avec ses parents... La famille Zannini, s'installe à Marseille et le petit Marcel va se lancer dans la musique, à 19 ans il apprend la Clarinette... En 1950, il crée son groupe de Jazz, puis en 1954 il s'installe à New York, où il sera le correspondant de la revue « Jazz hot »... En 1958, il revient à Marseille, où il crée un nouveau groupe. Puis Léon Missir qui l'avais pris dans son orchestre en 1948, et qui est devenu le directeur artistique d'Eddy Barclay lui propose de reprendre en Français la chanson Brésilienne qui fait un tabac au Brésil « Ne vem que não tem » de Wilson Simonal, qui deviendra un tube en France « Tu veux ou, tu veux pas »... On garde de lui son « Bob, ses lunettes et sa petite moustache »... Ensuite il continuera à jouer dans les clubs de Jazz, avec les plus grands musiciens planétaires de Jazz...

 

ZATELLI Mario, né le 21 décembre 1912 à Sétif (Algérie), décède le 7 janvier 2004 à Sainte-Maxime (Var) :

Footballeur, entraineur de football.

Les anciens Marseillais se souviennent de Mario, surtout les supporters de l'O.M... Quand l'O.M était malade, c'était lui que l'on appelait à son chevet... Mais avant d'être l'entraineur de l'O.M, avec qui il gagna le titre de Champion en 1972, et deux Coupes de France en 1969 et 1972, il fut un joueur de football... D'abord à l'U.S.Marocaine de Casablanca où il remporte 4 titres de Champion du Maroc en, 1932, 33, 34, 35... Puis 3 titres de Champion d'Afrique du Nord en 1932, 33, 34... En 1935, il signe à l'O.M, où il gagne 2 titres de Champion de France en 1937, et 1948... Avec l'OM, il gagnera aussi une Coupe de France en 1938... Pendant l'occupation allemande, le championnat est divisé en deux zones, la zone nord et la zone sud, quand un joueur est transféré il ne peut l'être que dans sa zone, Mario Zatelli signera en 1940 au Toulouse.F.C, où il gagnera le titre de Champion de la zone sud en 1943... De 1959 à 1964, il devient entraineur, il sera finaliste de la Coupe de France avec l'A.S.Nancy-Lorraine... En 1964, il revient à l'O.M où il restera dix ans et sera à trois reprises entraineur, après il sera souvent appelé pour donner des conseils sur le parcours chaotique de l'O.M... Sa plus grande joie fut de voir l'O.M, être le premier club français à gagner la plus belle des Coupes d'Europe, celle aux grandes oreilles...

 

Si vous remarquez l'absence d'une célébrité marseillaise, signalez-le : contact@wipama-marseille.fr

 
 

 Recherche et texte Marc MANNELLA

 

Retour

Copyright © N° R4ZE17A WIPAMA® Production - Avril 2009

Contact Webmaster Site